Rencontre dédicace avec Philippe Cassand autour de son roman “Croque-Messieurs” le 19 juin à 19h

Jeudi 19 juin à 19h, venez rencontrer Philippe Cassand autour de son roman policier “Croque-Messieurs” publié aux Editions Gaies et Lesbiennes.

Série de crimes dans le milieu gay. Porno star, créateur culinaire, militant activiste, architecte avant-gardiste, des figures caricaturales et urticantes mais sans aucun lien apparent entre elles… Des crimes parfaits, presques invisibles, jamais selon le même mode opératoire mais toujours diaboliquement imaginatifs… Quel est le rapport entre ces crimes et le maître-chanteur sordide qui menace de mettre en péril la dynastie de Montelas, famille française héroïque de la résistance dont l’héritier Alain-Pierre est promis à une carrière politique fulgurante ? Après des incursions inattendues chez un gardien de phare anthropophage et auprès d’un acteur prometteur qui disparaît la veille de la générale d’une pièce de théâtre que le Tout-Paris attend, il faudra traverser les bas-fonds pour apprendre l’inimaginable vérité.

Pour retrouver le livre sur notre site :
http://motsbouche.com/fr/livres/24433-croque-messieurs-9782356800473.html

Rencontre lecture autour de Nue India d’Alexandre Bergamini avec Arthur H le 18 juin à 19h

Mercredi 18 juin à 19h, venez écouter Arthur H lire des extraits de “Nue India, journal d’un vagabond”, et rencontrer l’auteur Alexandre Bergamini.

Au XIXe siècle, certains vagabonds occidentaux voyageaient seuls, à pied, et cherchaient à exister hors désir, hors identité, pour vivre le moment présent. Voici le journal d’un vagabond d’aujourd’hui qui ressemble au Pasolini de L’Odeur de l’Inde. Il voudrait voyager mais il ne se passe rien de l’ordre du voyage. « Il n’y a rien à visiter ou si peu. Je lave ce qui me reste d’Europe ». C’est la vie qui se saisit de lui, confus, effrayé, ensorcelé – comme s’il retrouvait un état de l’enfance. Le voyage commence par l’odeur et par l’effroi devant la pauvreté et le dénuement, la solitude ; il finit par la révélation de l’autre, l’éblouissement de l’autre. L’Inde nue, qui est l’Inde de ses rêves et de la littérature, l’accompagnera à la source du désir, aux pieds des vagues et des rouleaux du Kérala.

Pour retrouver le livre sur notre site :
http://motsbouche.com/fr/24450-nue-india-journal-d-un-vagabond-9782363080493.html

Rencontre dédicace autour de la bande-dessinée Léonard & Salaï le 13 juin 19h

Vendredi 13 juin à 19h, venez rencontrez Benjamin Lacombe (auteur et illustrateur) et Paul Echegoyen (illustrateur), les créateurs de la bande-dessinée Léonard & Salaï, à l’occasion de la parution du premier tome de la série, Il Salaïno, aux éditions Soleil.

Un portrait sensible et fascinant d’un artiste jamais égalé ! Ce diptyque nous entraîne dans l’intimité d’un homme devenu l’incarnation du génie créateur. Qui pourraient être mieux placés que deux hommes, deux artistes, pour vous conter l’histoire d’amour qui lia, pendant près de trente ans, Léonard De Vinci à un jeune apprenti qu’il baptisa Salaï (« petit diable »). Immergez-vous au coeur de cette évocation romanesque qui présente une autre vision de Léonard De Vinci, de son entourage et de sa vie. Comment a-t-il vécu, aimé, souffert ?

Pour retrouver la BD sur notre site :
http://motsbouche.com/fr/bd/24325-leonard-et-salai-t1-il-salaino–9782302018730.html

Rencontre avec Franck Balandier pour “Le silence des rails” le 11 juin 2014 à 19h

Mercredi 11 juin 2014 à 19h, nous vous invitons à venir rencontrer Franck Balandier à l’occasion de la parution de son roman “Le silence des rails” chez Flammarion.

Alsace, 1942. Parce qu’il est homosexuel, le jeune Étienne est envoyé dans l’unique camp de la mort installé en territoire français annexé. Parce qu’il est homosexuel, il porte le triangle rose, insigne de son infamie, sur son pyjama de prisonnier. S’il sort vivant et libre de cet enfer, personne ne le croira, c’est sûr.

Pour retrouver le livre sur notre site :
http://motsbouche.com/fr/livres/24208-le-silence-des-rails-9782081330535.html

Nouveautés d’avril 2014

Bonjour à toutes et à tous !

Voici une sélection de nos dernières nouveautés. Au programme : Une bio du fondateur de Aides, Céline Minard en poche, des féministes à barbe, le retour de Pierre et Gilles, les articles du site Minorités compilés, Violette en DVD et bien d’autres choses encore. Cliquez sur les couvertures pour plus d’informations, et retrouvez toutes nos nouveautés sur la page nouveaux produits.

 Au rayon lesbien :

Violette, film de Martin Provost

Violette Leduc, née bâtarde au début du siècle dernier, rencontre Simone de Beauvoir dans les années d’après-guerre à St-Germain-des-Prés. Commence une relation intense entre les deux femmes qui va durer toute leur vie, relation basée sur la quête de la liberté par l’écriture pour Violette et la conviction pour Simone d’avoir entre les mains le destin d’un écrivain hors norme. Le biopic incontournable de Martin Provost.

 So long, Luise, roman de Céline Minard

Au soir de sa vie, une femme écrivain mondialement connue reprend une dernière fois la rédaction d’un texte auquel elle travaille depuis plusieurs décennies : son testament. À l’occasion de cette «dernière copie», la narratrice revient sur son enfance, les raisons de sa conversion à l’anglais comme «contre-langue de création», son éblouissante rencontre avec Luise, sa compagne de cinquante années, leurs villégiatures en Angleterre, en Irlande, en Italie, leur installation en Suisse, leur vie commune, réelle et fictive. Autant de lieux et de temps réinventés où elles ont croisé toutes sortes de personnages truculents, fait les quatre cents coups et partagé leurs aventures dans les bois autour des étangs avec des nains, des carpes, des boucs et des fées.

 Dis-le aux abeilles, roman de Fiona Shaw

Dans l’Angleterre des années cinquante, Charlie, un petit garçon de dix ans, se lie avec Jeanne Markham, une jeune femme médecin un peu solitaire, qui l’initie à sa passion : l’apiculture. C’est à travers cet enfant que Jeanne rencontre bientôt Lydia Weekes, sa mère, dont la personnalité originale ne tarde pas à susciter son intérêt. Charlie a l’habitude, sur les conseils de Jeanne, de ne confier ses secrets qu’aux abeilles, mais cela ne suffit pas à l’aider à garder pour lui l’amitié de sa mère ouvrière et de la doctoresse. Dans une petite ville pétrie de préjugés de classe, cette incongruité intrigue, puis nourrit la rumeur. Le monde de Charlie, au cœur d’enjeux qui le dépassent sans jamais lui échapper, est dès lors menacé. « Si vous aimez Sarah Waters ou Tracy Cheva lier, vous allez adorer ce livre. » (Observer )

 Printemps, roman de Rachid Boudjdedra

Teldj a trente ans, ancienne championne olympique, elle enseigne la littérature érotique arabe à l’université, sans cacher pour cela son attirance pour les femmes. Traumatisée par un viol subi enfant et peu de temps après par l’assassinat de sa mère pendant la décennie noire à la fin du siècle dernier, Teldj assiste lucide et horrifiée à l’émergence de l’obscurantisme et de la sauvagerie islamistes dans tout le Moyen-Orient à la faveur du prétendu printemps arabe. Elle établit un parallèle entre les émeutes de 1988 qui ont mené l’Algérie à la guerre civile, et les révoltes arabes de 2011, dont l’échec flagrant a remis le pouvoir aux intégristes face à l’incompréhension et à l’impuissance des Occidentaux : un mauvais remake du scénario algérien des années 90.

Mosquita y Mari, film de Aurora Guerrero

Mosquita et Mari vivent à Los Angeles. Filles d’immigrés latinos, elles n’ont qu’un seul repère sur lequel compter : la famille. L’une collectionne les bonnes notes et ses parents fondent tous leurs espoirs en elle, tandis que l’autre subvient d’ores et déjà à une partie des besoins des siens en travaillant. Mais leur amitié fusionnelle se transforme petit à petit en quelque chose de plus profond… Confrontées aux attentes de leurs parents, aux réalités économiques et aux codes sociaux sur la sexualité et le désir, elles vont explorer, non sans peur, la frontière étroite entre l’amour et l’amitié.

La barbe, cinq ans d’activisme féministe

“AU PATRIARCAT, LES GRANDS HOMMES RECONNAISSANTS!” — “BRAVO MESSIEURS!” — “FEMMES SAVANTES, FEMMES BARBANTES” Sous cette forme d’interpellation ironique et décalée, des militantes d’un autre genre, chœur de citoyennes affublées de barbes postiches, investissent depuis 2008 les lieux de pouvoir. Le but est clair: ridiculiser, en le rendant visible, l’entre-soi masculin qui s’y perpétue. Car derrière l’impertinence et la légèreté du ton, il y a colère, il y a révolte, face au scandale de la domination masculine dans les arts et la culture, l’économie, l’enseignement, la justice, les médias, l’humanitaire, la politique, les sciences, le sport…

Au rayon gay :

Hawaii, film de Marco Berger

Martin et Eugenio, deux amis d’enfance passent leur été, ensemble, à retaper la maison de campagne d’Eugenio. Le temps s’écoule paisiblement au rythme des vacances. Entre travaux, siestes champêtres et baignades, un jeu de séduction se dessine peu à peu entre les deux garçons et transforme doucement la nature de leur relation… Tout en délicatesse, HAWAII aborde le thème du désir et de l’attirance et nous transporte dans des paysages bucoliques et sublimes d’Argentine.

Par le réalisateur de Plan B et Absent.

L’année du calypso, roman de Abilio Estévez

Cuba, milieu des années 1950. Dans la torpeur écrasante d’un après-midi tropical, Josán, un jeune de 15 ans, sort prendre l’air dans le patio. Soudain, surgit le jardinier du voisin, couvert de sueur, qui arrose quelques fleurs pour se soulager, affute sa machette et disparaît dans sa cabane, indifférent à tout, sauf à la pluie qui menace. Cette apparition éveille chez le garçon des sensations jusque-là inconnues : rien ne sera jamais plus comme avant. Voyeur, dans un premier temps, il s’émerveille de la volupté que lui fait partager son oncle Mirèn, des danses des soeurs Landin, de Tola le Noir. Une nuit, il prend la place de sa soeur Vili et retrouve le lanceur de l’équipe de base-ball, Héctor Galán, il mène enfin sa première bataille pour le plaisir partagé. Il découvrira aussi que l’érotism e est un affrontement, fait d’escarmouches et de stratégies, où il n’y a pas de vaincu ou de vainqueur.

Héros, livre de photos de Pierre et Gilles

“Un héros est une figure masculine qui en met plein la vue et qui inspire le respect.Quand il est en marbre, il fait référence à l’antiquité. Quand il est en combinaison moulante, il sauve des vies. Quand il a un corps de marbre colorisé, il y a des chances que ce soit un “Pierre et Gilles”. Les deux artistes exposent une vingtaine de figures héroiques à la gallerie Daniel Templon à Paris” (Têtu), reproduites dans ce catalogue, accompagnées de textes de présentation et d’une longue interview des artistes en français et en anglais.

Entre les jours, roman de Andrew Porter

Houston, Texas. La famille Harding est en crise. Les parents Elson et Cadence se séparent, et leur fils Richard, récemment diplômé, retourne à la maison pour faire le point sur sa vie. C’est alors que Chloe, la plus jeune fille, est exclue de la fac et disparait mystérieusement. Autour de cette nouvelle inquiétante, les membres de la famille, isolés dans leurs histoires personnelles, vont tenter de s’unir pour la retrouver. Entre les jours évoque les trajectoires intimes et les fêlures de chacun. A la manière de Stewart O’Nan, Andrew Porter décrit admirablement toutes les nuances de cette tragédie familiale.

 Daniel Defert, une vie politique, entretiens avec Philippe Artières et Eric Favereau

En 1984, le sida entre tragiquement dans la vie de Daniel Defert avec la mort de Michel Foucault. Pour rendre hommage à celui qui fut son compagnon de vie pendant près de vingt-cinq ans, le sociologue crée Aides, la première association française de lutte contre le sida, dont l’impact sera déterminant dans la gestion de l’épidémie. En plaçant le malade, expert et acteur politique, au centre, Aides redéfinit la façon de penser la santé publique et convoque la sexualité, l’affect et l’intime au coeur de la lutte. Une nouvelle forme de militantisme voit le jour, dont Daniel Defert est l’un des artisans. Mais cette histoire s’inscrit dans la continuité d’une vie d’engagement : Mai 68 et l’aventure de la Gauche prolétarienne, le combat en faveur de la décolonisation, la création avec Foucault du Groupe d’information sur les prisons (GIP). À chaque fois, Daniel Defert s’attache à partir des besoins et de la parole des premiers concernés, qu’ils soient ouvriers, détenus, homosexuels, usagers de drogues ou porteurs du VIH.

Les récidivistes, roman de Laurent Nunez

C’est l’autobiographie d’un jeune homme d’aujourd’hui, si peu sûr de sa voix qu’il choisit d’en emprunter quatre autres pour raconter sa vie : celle de Pascal Quignard pour tenter de comprendre l’amnésie frappant un amour de jeunesse, celle de Marguerite Duras pour dire la recherche effrénée de l’amour, celle de Marcel Proust qui, sur le canevas de La Recherche du temps perdu, relate les péripéties d’une vie entière, de l’enfance jusqu’à l’avènement de l’écriture ; enfin celle de Jean Genet pour dire l’incapacité à aimer. C’est l’histoire d’un garçon qui n’arrive pas à aimer, qui ne comprend rien au monde et qui décide d’écrire cette incompréhension. C’est l’histoire de Laurent qui devient écrivain.

Au rayon transidentitaire :

Larmes, roman de Eva-Marie Liffner

En 1902, un manuscrit est trouvé dans la tombe de Carl Jonas Love Almqvist. Il évoque l’histoire singulière de Ros, enfant sauvage recueilli par Almqvist et qu’il élève sans lui apprendre réellement la notion d’identité sexuelle. Métaphore de la création littéraire et de sa toute puissance, Ros devient le personnage par excellence, tout à tour homme et femme. Si Liffner s’amuse à donner vie à une légende de la littérature suédoise, Carl Jonas Love Almqvist, elle jongle également avec les genres : roman gothique, mystère, romance, récit d’aventures, biographie décalée d’Almqvist, variation shakespearienne, Larmes est un roman érudit et virevoltant.

Pour tout le monde :

Minorités. L’essentiel, essai collectif sous la direction de Didier Lestrade

Le site Minorités, créé en 2008 par Didier Lestrade, Laurent Chambon et Mehmet Koksal avait l’ambition de créer une base d’expression la plus libre possible, pour tout le monde. Ce fût un OVNI dans le paysage éditorial – une petit think tank sur les marges et les intersectionnalités. Des textes puissants, des interviews complètes, des appels au secours énervés, des litanies personnelles, des investigations intimes, des manifestes et de l’humour…

« Et en tant que gays dans une époque marquée par le 11 septembre et les émeutes de 2005 en France, notre rôle était d’ouvrir un média entièrement consacré à ce pont entre les communautés. Dans notre joli pays, cela se résume souvent à parler des Arabes et des Noirs et de l’islam. Et pour établir que ces sujets minoritaires n’étaient pas sans lien avec d’autres sujets en retard dans la société, il fallait s’exprimer librement sur les séropos (ou pas), les transgenres, les autistes, les voguers, les clubbers, les jeunes, les putes, les Basques, les immigrants, les Asiats et les Africains, les vieux gays, le chomdu, la colonisation, l’outing, etc ». (Didier Lestrade dans sa préface) .

Bonne lecture et à bientôt !

Rencontre-débat avec Edouard Louis autour de son roman “En finir avec Eddy Bellegueule”, mercredi 12 février, 19h

Mercredi 12 février à 19h, en partenariat avec les éditions du Seuil, nous avons le plaisir de vous inviter à une rencontre débat avec Edouard Louis autour de son premier roman : “En finir avec Eddy Bellegueule”.

Élevé dans une famille ouvrière de Picardie, Eddy ne ressemble pas aux autres enfants. Sa manière de se tenir, son élocution, sa délicatesse lui valent de nombreuses humiliations et injures, tant par ses camarades de classe que par son père alcoolique et sa mère revêche. Lui-même finit par s’interroger sur cette homosexualité dont on le taxe avant même qu’il éprouve le moindre désir. Mais la véritable persécution ne vient-elle pas du conditionnement social ? Il parviendra à s’arracher à cette chape écrasante, qui donne au récit une allure zolienne, et à imposer sa personnalité en poursuivant des études de théâtre à Amiens, loin de l’enfer familial et villageois qu’il a connu. Ce texte, psychologiquement frappant, dresse un tableau saisissant d’un monde populaire brutal et sensiblement archaïque. Mais la finesse de l’auteur, par ailleurs sociologue, resitue dans un contexte social le drame familial qui aurait pu devenir une vraie tragédie individuelle. Comment échapper à la détermination ? Comment chaque être peut-il inventer sa liberté ?

http://motsbouche.com/fr/livres/24146-en-finir-avec-eddy-bellegueule-9782021117707.html

Rencontre croisée entre Arthur Dreyfus et Gilles Sebhan mercredi 5 février, 19h

Mercredi 5 février à 19h, nous avons le plaisir de vous convier à une rencontre croisée entre Arthur Dreyfus et Gilles Sebhan autour de leurs derniers romans : “Histoire de ma sexualité” et “Salamandre”.

Histoire de ma sexualité (Gallimard) :
“Pour les enfants, la sexualité est un grand livre invisible. Chacun d’entre eux déchiffre cette part du monde en improvisant son propre alphabet. Que devient cet alphabet ? Avant qu’il ne soit trop tard, j’ai voulu raconter comment l’abstraction du sexe, pourtant si concrète dans le corps et dans les perceptions, s’est imposée à l’enfant que je fus. Pendant plusieurs mois, j’ai compilé des notes sur un carnet, concernant la sexualité en général, son insatiable mystère, les souvenirs sexuels que j’ai accumulés – et fantasmés – jusqu’au début de l’adolescence. À mesure qu’avançait mon exploration, la parole des autres est devenue nécessaire. Celle des amis, des anonymes, des personnages de fictions, des livres qui me hantaient, des images qui me brûlaient. J’ai voulu tout dire, pour qu’il ne reste que les secrets.”
http://motsbouche.com/fr/livres/24137-histoire-de-ma-sexualite-9782070143986.html

Salamandre (Le Dilettante)
“Un homme est retrouvé mort dans la cabine d’un sex-shop. De lui, on ne sait que son surnom de Salamandre et son obsession pour quelques garçons prostitués. Qui était-il ? De quel passé ténébreux son meurtre est-il la conséquence ? A travers son journal intime, se dévoilent peu à peu les secrets d’une vie. Une grande partie du livre est constituée du journal de ce personnage de poète assassiné, poète au sens le plus moderne, qui peut rappeler les grandes figures de la transgression homosexuelle ou d’autres plus secrètes mais flamboyantes, Sandro Penna, Sénac assassiné en Algérie, Augiéras enfermé dans sa grotte. Le fait que nous lisions son journal et pas ses poèmes, que son oeuvre soit là en creux, participe de cette même idée d’un livre qui n’explicite pas mais trace les contours incertains d’une histoire tragique. La tension emprunte au roman policier, mais bien sûr la question de l’élucidation va bien au-delà de la révélation d’un meurtrier dans une affaire de moeurs, pour tenter d’approcher les chemins clandestins du désir, de l’enfance et de la mort.”
http://motsbouche.com/fr/livres/24152-salamandre-9782842637873.html

Nouveautés de janvier 2014

 Voici notre sélection de livres et de films LGBT parus en janvier :

Au rayon lesbien :

Fantaisie-sarabande, roman d’Héléna Marienské

Annabelle Mansuy, très belle jeune femme issue d’un milieu modeste, est élevée par son père et son grand-père. Refusant sa destinée de misère, elle quitte la Lorraine pour Paris, où elle se prostitue dans les beaux quartiers. Parallèlement, elle suit des études à Sciences Po et rencontre Angèle Guillometaz, dont elle tombe amoureuse.

 Standard, roman de Nina Bouraoui

Bruno Kerjen avait la certitude que “le monde réel était fait d’hommes et de femmes à son image, qui pouvaient être remplacés sans que personne remarque la différence de l’un, l’absence de l’autre”. Employéd’une entreprise de composants électroniques, cet homme de 35 ans n’attendait rien de la vie. À l’occasion d’un week-end passé chez sa mère près de Saint-Malo,il recroise Marlène. La toxique Marlène de ses années de lycée. Bruno Kerjen, qui s’était comme protégé jusque-là d’éprouver tout sentiment, a désormais un rêve : Marlène. Portrait d’un antihéros de notre temps, d’un homme sans qualités replié sur lui-même, mû uniquement par la peur, Standard est aussi un roman tragique : un homme va chuter, inéluctablement et sous nos yeux, parce qu’il s’est décidé à aimer.

 La lesbienne invisible, One woman show en DVD d’Océanerosemarie

La lesbienne Invisible parle de relations amoureuses, mais aussi de sujets de société, de choix personnels ; de situations ubuesques ; et au terme de ce spectacle drôle, émouvant et plein d’énergie, vous aurez enfin toutes les réponses aux questions profondes ou frivoles que les hétérosexuel(le)s se posent sur les lesbiennes !

Au rayon gay

Histoire de ma sexualité, roman d’Arthur Dreyfus

” Pour les enfants, la sexualité est un grand livre invisible. Chacun d’entre eux déchiffre cette part du monde en improvisant son propre alphabet. Que devient cet alphabet ? Avant qu’il ne soit trop tard, j’ai voulu raconter comment l’abstraction du sexe, pourtant si concrète dans le corps et dans les perceptions, s’est imposée à l’enfant que je fus. Pendant plusieurs mois, j’ai compilé des notes sur un carnet, concernant la sexualité en général, son insatiable mystère, les souvenirs sexuels que j’ai accumulés – et fantasmés – jusqu’au début de l’adolescence. À mesure qu’avançait mon exploration, la parole des autres est devenue nécessaire. Celle des amis, des anonymes, des personnages de fictions, des livres qui me hantaient, des images qui me brûlaient. J’ai voulu tout dire, pour qu’il ne reste que les secrets.”

En finir avec Eddy Bellegueule, roman d’Edouard Louis

Élevé dans une famille ouvrière de Picardie, Eddy ne ressemble pas aux autres enfants. Sa manière de se tenir, son élocution, sa délicatesse lui valent de nombreuses humiliations et injures, tant par ses camarades de classe que par son père alcoolique et sa mère revêche. Lui-même finit par s’interroger sur cette homosexualité dont on le taxe avant même qu’il éprouve le moindre désir. Mais la véritable persécution ne vient-elle pas du conditionnement social ? Il parviendra à s’arracher à cette chape écrasante, qui donne au récit une allure zolienne, et à imposer sa personnalité en poursuivant des études de théâtre à Amiens, loin de l’enfer familial et villageois qu’il a connu. Ce texte, psychologiquement frappant, dresse un tableau saisissant d’un monde populaire brutal et sensiblement archaïque. Mais la finesse de l’auteur, par ailleurs sociologue, resitue dans un contexte social le drame familial qui aurait pu devenir une vraie tragédie individuelle. Comment échapper à la détermination ? Comment chaque être peut-il inventer sa liberté ?

La maison atlantique, roman de Philippe Besson

L’homme qui prend la parole se souvient de sa jeunesse, pas si lointaine. L’été de ses dix-huit ans, il se retrouve seul avec son père dans la maison de vacances de son enfance, quelque part au bord de l’Atlantique. Le père, homme d’affaires sûr de lui et de son charme, ignore que l’y attend un huis clos étouffant. Père et fils pourraient dépasser le ressentiment, l’incompréhension mutuelle et peut-être leur rivalité inconsciente, mais, dans la torpeur de juillet, aucun ne fait l’effort. Et lorsqu’apparaît une jeune femme trop séduisante, affublée d’un mari trop confiant, le drame peut se nouer. Terrible, sans concession, le nouveau roman de Philippe Besson sonde les relations psychologiques tendues entre deux personnalités aux antipodes : un fils écorché vif, gardien de la mémoire d’une disparue, et son père, parang on d’égoïsme. Le récit bascule peu à peu de la légèreté dans la férocité, du marivaudage dans la cruauté.

Salamandre, roman de Gilles Sebhan

Un homme est retrouvé mort dans la cabine d’un sex-shop. De lui, on ne sait que son surnom de Salamandre et son obsession pour quelques garçons prostitués. Qui était-il ? De quel passé ténébreux son meurtre est-il la conséquence ? A travers son journal intime, se dévoilent peu à peu les secrets d’une vie. Une grande partie du livre est constituée du journal de ce personnage de poète assassiné, poète au sens le plus moderne, qui peut rappeler les grandes figures de la transgression homosexuelle ou d’autres plus secrètes mais flamboyantes, Sandro Penna, Sénac assassiné en Algérie, Augiéras enfermé dans sa grotte. Le fait que nous lisions son journal et pas ses poèmes, que son oeuvre soit là en creux, participe de cette même idée d’un livre qui n’explicite pas mais trace les contours incertains d’une histoire tragique. La tension emprunte au roman policier, mais bien sûr la question de l’élucidation va bien au-delà de la révélation d’un meurtrier dans une affaire de moeurs, pour tenter d’approcher les chemins clandestins du désir, de l’enfance et de la mort.

On a a sauvé le monde, roman de Dominique Fernadez

Un jeune étranger séjourne à l’Istituto d’Arte de Rome dans les années 1930 pour y poursuivre ses recherches en histoire de l’art sur le peintre Poussin. Il fait sa cour à Giulia Falconieri, jeune aristocrate à la pureté sculpturale, tandis que la sensuelle Wanda, d’origine polonaise, le drague. Mais chacun triche déjà dans ce triangle amoureux, comme si le travestissement des sentiments n’était que la répétition générale du camouflage des identités. Lorsqu’il fait la connaissance d’Igor, fils d’une famille de Russes blancs ayant fui la Révolution d’octobre pour se réfugier dans l’Italie mussolinienne, le narrateur rencontre son destin. Par amour pour ce garçon, il va devenir un espion au service du régime communiste. A Moscou, où nos deux apprentis-agents apportent les documents qu’ils sont parvenus &agrav e; subtiliser à Rome, les mâchoires du piège se referment sur ces idéalistes dont le régime a su faire ses « idiots utiles »…

Au rayon transidentitaire

Corps trans, corps queer, essai collectif

Pour cette troisième édition, l’O.D.T. (Observatoire des transidentités) interroge la production et les figures queer dans les arts musicaux, littéraires, cinématographiques et plastiques. En posant son regard au-delà des frontières géographiques et genrées, cette somme d’articles tend à démontrer qu’il existe, dans la culture, des supports à l’élaboration d’une politique inclusive et non discriminante à l’égard de la diversité de genre.

Löyly, livre de photos de Dorothée Smith

Dorothée Smith invente son propre mode d’exister et son propre univers, crée une écriture photographique singulière, construit un véritable réseau amical où se retrouvent les corps qui hésitent entre le masculin et le féminin. La question originaire est celle du passage, de la transition. De l’entre-deux, cet espace inassignable et indéterminé qui ouvre à tous les possibles.

Pour tout le monde

Queer Maroc. Sexualités, genres et (trans)identités dans la littérature marocaine, essai de Jean Zaganiaris

Depuis longtemps, le sexe est perçu comme l’un des grands tabous des pays islamiques. Pourtant, la sexualité est évoquée dans de nombreuses productions culturelles du monde arabe. A partir de l’étude des discours oraux et écrits d’écrivain.e.s, il s’agit ici de rendre compte de la place des sexualités, des genres, des identités trans et queer au sein de la littérature marocaine.

Où l’on découvre ou décortique les images, miroirs et personnages proposées par les auteurs marocains : Driss Chraïbi, Badia Haj Nasser et Lamia Berrada Berca, Mamoun Lahbabi, Abdellah Taïa et de Mohamed Leftah, Fatima Mernissi, Rajae Benchemsi, Stéphanie Gaou et de Valérie Morales Attias, Ghita El Khayat et Chrysultana Rivet, Siham Bouhlal, Rajae Benchemsi et Siham Benchekroun, Mohamed Choukri et El Mostafa Bouignane, Mohamed Nedali, Baha Trabelsi, Tahar Benjelloun, Ghita El Khayat, Abdelkébir Khatibi et Bouchra Boulouiz, Hicham Tahir…

Revue Pulp n°1 : Féminin/masculin

Féminin, masculin, c’est nous, c’est vous, sous toutes les coutures. Nous vivons dans un monde qui ne cesse de nous renvoyer notre propre image, comme un questionnement perpétuel sur notre identité. Quelle que soit leur nature, les images en disent long sur nos vies, nos corps, nos façons d’être, nos relations les uns envers les autres… La distinction du féminin et du masculin se réduit souvent à une histoire de codes. Les images en jouent, s’en jouent et les déjouent : Certaines affirment normes et règles en nous les imposant, d’autres les détournent. Féminité/masculinité affirmée, détournée, voilée, troublée, mise en scène ou vécue : les images que nous présentons sont autant de facettes de la manière dont l’être humain vit et imagine son genre. Au menu de ce premier PULP : des moustaches, une princesse X, des robes pour hommes et des smokings pour femmes, une belle et ses bêtes, un beau mâle, une groupie et une bourgeoise, des mini-miss, des Japonais en perruque, des body-buildeuses de choc, des rois fashionistas, une Barbie en vrai et une Vénus en faux, un vampire et une tueuse de vampires, des hommes de pouvoir et des femmes de (moindre) pouvoir, des formes généreuses et des difformités honteuses, des sorcières, des pictos de toilettes, une femme gorille, des garçons sages et des petites filles qui n’en font qu’à leur tête

 Bonne lecture et à bientôt !

Lundi 20 janvier à 19h, rencontre autour du livre-DVD “Sebastiane ou Saint Jarman, cinéaste queer et martyr”

Lundi 20 janvier à 19h, nous vous invitons à une rencontre-débat avec Didier Roth-Bettoni (essayiste, spécialiste du cinéma LGBT) et Yvan Quintin (éditeur et traducteur) autour du livre-DVD “Sebastiane ou Saint Jarman, cinéaste queer et martyr” publié aux éditions Eros Onyx.

Première étude, en français, consacrée au réalisateur anglais queer, Derek Jarman, à partir de son premier film Sebastiane (1976) dont le DVD accompagne le livre avec pour la première fois aussi des sous-titres français. À l’originalité du sujet, le martyre de saint Sébastien, le film ajoute celle d’avoir des dialogues en latin. L’auteur, partant de ce premier péplum homosexué, parcourt ici toute l’oeuvre de Jarman : de Sebastiane à Blue, son film testament sur le sida qui l’emporte en 1994. Cette étude est précédée d’une introduction abondante, signée par Yvan Quintin, sur l’un des plus célèbres saints de l’Église, dont l’image d’abord religieuse est devenue au cours des siècles sujet de prédilection des plus grands peintres ou sculpteurs, avec toute l’ambiguïté sensuelle que l’on sait, et à partir du 19° siècle icône gay. En annexe le lecteur trouvera le texte latin des dialogues et une traduction plus fidèle et plus explicite que celle des sous-titres, ainsi qu’une biographie, une filmographie de Derek Jarman et une bibliographie. Rappelons que le titre du film, retenu dans celui du livre, est la forme latine de l’apostrophe et signifie « Ô Sébastien ». Le film est donné dans son cadrage original et donc dans sa version non censurée. Eros Onyx. 148p

Pour retrouver ce coffret sur notre site, suivre ce lien : http://motsbouche.com/fr/24058-sebastiane-ou-saint-jarman-cineaste-queer-et-martyr-avec-le-film-sebastiane-sous-titre-francais-en-dvd-9782918444183.html

Ce livre est accompagné du DVD du film Sebastiane avec pour la première fois des sous-titres français (ce qui est bien utile puisque le film est en latin). Pour les amoureux(ses) des salles obscures, nous signalons que le 7e genre, l’excellent ciné club mensuel du Brady consacré aux représentations des questions LGBT au cinéma programme le film mardi 28 janvier à 20h.

Pour plus d’infos sur le 7e genre, c’est par-là :
https://www.facebook.com/leseptiemegenre